Race de chien : Grand Bouvier Suisse

En résumé:

Robuste (santé) 70%
Voyage 60%
Supporte la solitude 70%
Apte à la garde 80%
Entretien 70%
Education 80%
Propreté 90%

A l’origine chien de garde, de troupeaux et de trait, le grand bouvier suisse est un merveilleux chien de compagnie classé par la Fédération Cynologique Internationale dans le groupe des pinschers, schnauzers, molossoïdes et bouviers suisses. Ce gros nounours au cœur tendre se révèle être un excellent chien guide d’aveugle, de recherche dans les décombres, en avalanches, explosifs et stupéfiants, ainsi que de protection civile. Grâce à son calme légendaire et son très grand équilibre, cet adorable chien de montagne est apprécié des malades psychiques, qu’il accompagne dans le cadre d’un programme thérapeutique avec une constante joie de vivre. Entièrement dévoué à la tâche qui lui incombe, il est aussi prisé des personnes âgées et hospitalisées à long terme, ou encore des prisonniers qui voient en lui l’opportunité de conserver un lien précieux avec le monde extérieur. Moins répandu en France que le bouvier bernois, son cousin à poils longs, le grand bouvier suisse se distingue pourtant pour ses innombrables qualités. Vous allez très vite être conquis !

Les caractéristiques du Grand Bouvier Suisse

Parmi le bouvier bernois, le bouvier de l’Appenzell et le bouvier de l’Entlebuch, le grand bouvier suisse est le plus imposant des bouviers helvétiques. Harmonieux dans ses proportions, ce canidé robuste et vigoureux est doté d’une ossature solide et d’une musculature puissante. Le mâle mesure en effet de 65 cm à 72 cm au garrot, pour un poids oscillant entre 37 kilos et 43 kilos. En ce qui concerne la femelle, sa taille est comprise entre 60 cm et 68 cm et pèse de 35 kilos à 41 kilos.

La race possède un pelage double, garni d’un poil de couverture court, dur et serré ainsi que d’un sous-poil dense gris foncé, voire noir. Sa robe typiquement tricolore est majoritairement noire. Des marques rouilles recouvrent les joues, les sourcils, l’intérieur des oreilles et des cuisses, tous les membres et le dessous de la queue. Un marquage blanc s’étire sans interruption du crâne au poitrail, en passant par le chanfrein et la gorge. Comme si le grand bouvier suisse avait pris soin d’enfiler des chaussons, ses pieds sont également blancs, tout comme le bout de la queue. En outre, une fine bande noire persiste entre la liste blanche et les touches de feu au-dessus des yeux. Le cou est gracieusement musclé et ne possède pas de fanon.

Le grand bouvier suisse arbore un crâne plat et large. Les yeux en amande de grandeur moyenne, colorés de noisette ou marron foncé, dévoilent un regard éveillé, intelligent et rempli d’une gentillesse infinie. Attachées assez haut sur une tête massive, les oreilles triangulaires tombent à plat contre les joues d’où l’on devine une mâchoire bien développée. Quant à la truffe et aux lèvres, elles sont toujours noires. Le museau est fort et long, mais non pointu. Le chanfrein droit est dénué de sillon médian et le stop est peu marqué. Donnant une impression de lourdeur mais tout en élégance, la longue queue est naturellement pendante au repos. Lorsque le chien est en action, elle est portée plus haut et se courbe subtilement vers le haut sans jamais s’enrouler ou toucher le dos. Enfin, les membres trapus sont parfaitement d’aplomb et le dos bien droit, se terminant par une croupe large inclinée en arrondi raffiné, ainsi que d’une poitrine puissante qui descend jusqu’aux coudes.

Les origines

L’ancêtre du grand bouvier suisse est le dogue du Tibet, qui aurait été introduit en Suisse lorsque les armées de Jules César se sont lancées à la conquête du territoire helvétique. Ce chien romain leur était nécessaire pour garder les camps et le bétail. Il aurait rapidement fait l’objet d’un croisement avec le très costaud chien de berger suisse, appelé chien des refuges.

Bâti pour la traction, il a immédiatement connu un succès fulgurent auprès des paysans, des marchands de chevaux et des bouchers. Il se rendait effectivement indispensable pour surveiller les troupeaux et tirer sans peine les charrettes, mais aussi les lourdes carcasses de viande. Du fait de sa masse et son poids, les fermiers l’utilisaient plus spécifiquement pour garder leurs exploitations.

Au 13e siècle, le bourgmestre de Zurich pris la décision d’abattre ce molosse jugé dangereux, donnant lieu à une révolte dans les campagnes. Il fut sauvé de l’extinction en 1908 à l’occasion d’une exposition canine à Langenthal, grâce au professeur Albert Heim. Le grand bouvier suisse doit alors son nom à ce spécialiste de la race qu’il affectionne particulièrement. Puis en 1909, il fut reconnu comme une race distincte par la Société Cynologique Suisse, ce qui lui valut l’inscription dans le Livre des Origines Suisse.

Le club du grand bouvier suisse fut créé en 1912, afin de promouvoir l’élevage de pure race et le 5 février 1939, la Fédération Cynologique Internationale publia enfin son standard. Son caractère calme et loyal fait qu’aujourd’hui, cet adorable canidé est très apprécié dans toute l’Europe en tant que chien de famille. Seule les Français le boudent encore, lui préférant le bouvier bernois pour son look de grosse boule de poils. A tel point qu’il n’a fait son apparition dans l’Hexagone qu’au début des années 1980…

Grand Bouvier Suisse : Le caractère

Amical, débordant d’affection et de joie de vivre, le grand bouvier suisse est d’une fidélité exemplaire. Ce gros pot de colle extrêmement bon envers les enfants et gentil avec tout le monde se montre très attaché à ses proches. Il est sociable avec les autres animaux et les personnes. Pour autant, son courage et sa vigilance font de lui un gardien méfiant et plein d’assurance vis-à-vis des inconnus, mais sans jamais être agressif. En effet, c’est son instinct protecteur qui se réveille ! Surtout que son gabarit colossal impressionne… Grâce à sa parfaite maîtrise de soi et sa quiétude en toutes situations, le grand bouvier suisse a toujours excellé en tant que conducteur de bétail et intègre aujourd’hui les foyers qui recherchent un doux compagnon au quotidien.

Les conditions de vie

Calme en intérieur, le grand bouvier suisse n’a pas forcément besoin d’un grand jardin et peut très bien vivre en appartement. Néanmoins, il est essentiel de lui offrir l’opportunité de se dépenser régulièrement dans de vastes espaces, car il se révèle dynamique et très joueur en extérieur. Les sorties fréquentes sont donc indispensables, tout comme les balades quotidiennes. Il fait d’ailleurs preuve d’une endurance remarquable et ne rechigne jamais pour vous accompagner en randonnée ou lors d’un footing. Il appréciera davantage de retrouver le confort au pied du canapé. Le grand bouvier suisse suit sans problème les sportifs dans leurs activités et apprécie la pratique des sports canins, tels que l’agility. Sa constitution robuste le prédispose à l’attelage et sera heureux de tirer un traîneau ou une charrette, ne serait-ce juste pour faire plaisir à son maître.

Cet adorable compagnon a un instinct prédateur assez limité. En conséquence, il accepte naturellement la présence d’autres animaux dans le foyer, aussi bien chats que rongeurs ou oiseaux. Infiniment protecteur à l’égard des enfants, il leur voue une véritable adoration pour le plus grand bonheur des parents. Cependant, il demeure préférable de se montrer méfiant avec les tout-petits à cause de sa carrure imposante. Pour cette raison, ce brave compagnon n’est pas compatible avec les personnes âgées.

La santé

Le grand bouvier suisse est exceptionnellement robuste et rustique, ce qui lui vaut une espérance de vie moyenne de 11 ans. En revanche, ses oreilles pendantes sont sujettes aux otites. Prenez l’habitude de les inspecter fréquemment et de les laver au moins une fois par mois. Pour son bien-être, pensez à nettoyer ses yeux au sérum physiologique dès que cela s’avère nécessaire.

Par ailleurs, la lourdeur du grand bouvier suisse peut occasionner des problèmes articulaires. Il lui arrive alors de souffrir de dysplasie de la hanche ou du coude. Cette malformation de l’articulation entraîne des douleurs intenses qui contraignent le chien à boiter. Cette pathologie apparaît durant la croissance. Il est donc fondamental de ne pas soumettre votre compagnon à quatre pattes à des exercices physiques trop soutenus, jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge d’un an, voire 1 an ½.

Le grand bouvier suisse peut également être atteint d’ostéochondrose de l’épaule. Il faut alors envisager une opération chirurgicale pour soigner cette anomalie du cartilage.

Prédisposé à l’épilepsie, il peut rencontrer des crises convulsives effrayantes. Mais ne vous inquiétez pas car elles sont la plupart du temps sans aucune gravité.

Bien entendu, vous veillerez à donner à votre animal de compagnie une alimentation de qualité, adaptée à sa morphologie, son âge et son activité physique, surtout que le grand bouvier suisse a tendance à prendre de l’embonpoint. Il faut avoir conscience que les grandes races sont plus touchées par la torsion de l’estomac, un phénomène souvent mortel. Evitez alors les activités intenses après le repas !

L’éducation du Grand Bouvier Suisse

Le grand bouvier suisse peut se montrer parfois têtu. Il a donc besoin d’une éducation ferme et constante. Malin, il profiterait de votre laxisme pour se métamorphoser en un élève dissipé. En lui inculquant un apprentissage juste et tout en douceur depuis son plus jeune âge, votre gros nounours fera preuve d’une obéissance et d’une intégrité sans faille. Particulièrement attentif, parfaitement équilibré et d’humeur égale, il reste toujours à l’écoute de son maître si bien que vous vous rendrez rapidement compte que le grand bouvier suisse est facile à dresser. Gardez simplement à l’esprit que vous ne devrez jamais rien lâcher avec lui ! Et vous obtiendrez un compagnon poilu agréable, mais aussi un gardien sûr. N’omettez pas non plus de le sociabiliser dès son adoption. A deux ou trois mois, il devra rencontrer tout type d’individus et se familiariser avec différents endroits. Enfin, le grand bouvier suisse est propre au dressage en tant que chien d’avalanche.

Quelques conseils

Exigez de la part de l’éleveur qu’il vous fournisse toutes les radiographies ainsi que les tests génétiques justifiant que votre futur compagnon n’est pas touché par la dysplasie coxo-fémorale. Cela témoigne dans le même temps du sérieux de l’élevage que vous avez choisi, le professionnel se souciant de la santé de ses petits protégés.

Le grand bouvier suisse est peu exigeant en termes d’entretien. Un brossage par semaine est amplement suffisant. Si vous le souhaitez, vous pouvez le laver une fois par trimestre en utilisant un shampoing adapté aux chiens. En été, transformez cette corvée en un moment de jeu dans le jardin. Le rafraîchissement est garanti et votre complicité n’en sera que plus forte !

Crédits photos : Fotolia

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